Napura Bamboa : le papier d’habillage au grain de bambou

Douze coloris, des crèmes aux bruns chauds jusqu'aux teintes profondes, avec un seul rouge, Burgundy. Aucune teinte vive : la gamme est entièrement construite sur des références minérales et boisées.

Il y a des matières qui imitent, et il y a des matières qui évoquent. La première triche, la seconde raconte. Le Napura Bamboa appartient à la seconde famille : sa striure verticale ne prétend pas être du bambou, elle en emprunte le rythme — cette alternance de nœuds et de fibres tendues que l’œil reconnaît avant de la nommer. Un papier de cent trente grammes qui, sous les doigts, se donne des airs de tissage.

◆ Le Napura Bamboa est un papier d’habillage gaufré dont le relief reprend le grain vertical des fibres naturelles. Il pèse 130 g/m² pour une épaisseur apparente de 0,35 mm : léger et souple à remborder, profond à l’œil comme une toile. Douze coloris, des crèmes aux bruns chauds jusqu’aux teintes profondes. Il reçoit les films de dorure à chaud et le gaufrage à sec. Chez Luxe Packaging : rembordage, découpe et ennoblissement dans notre atelier français, sans minimum de commande, prototypage disponible.

Ce qu’est le Napura Bamboa

Le Napura Bamboa est un papier de couverture gaufré, destiné au rembordage des coffrets rigides, à la reliure et aux étiquettes. Son relief dessine une striure verticale serrée, irrégulière, qui reprend le rythme des fibres végétales.

Une précision s’impose, et nous préférons la donner d’emblée. Ce papier évoque le bambou, il n’en contient pas — du moins la documentation du fabricant décrit-elle un aspect, un grain de fibres, sans revendiquer de composition. La distinction n’est pas un détail de langage : à l’heure où toute allégation environnementale doit être opposable, dire « aspect bambou » engage, dire « fibres de bambou » expose. Nous nous en tenons donc à ce qui est documenté.

Cela dit, l’effet est réel. Sur un coffret monté, la striure accroche la lumière rasante et crée une profondeur que peu de papiers atteignent. À un mètre, on hésite entre le papier et le textile.

Un papier léger qui se comporte comme une toile

130 g/m² pour 0,35 mm : le rapport qui change tout

Ces deux chiffres, mis côte à côte, disent l’essentiel. Un papier de 130 g/m² fait ordinairement 0,13 à 0,18 mm. Celui-ci en fait 0,35. Autrement dit, le relief du gaufrage occupe plus de la moitié de l’épaisseur mesurée : le papier est creux, aéré, et c’est exactement ce qu’on lui demande.

La conséquence est heureuse pour le façonnage. À 130 g/m², la matière reste légère et docile : elle épouse un angle de carton 20/10 sans surépaisseur, se replie proprement sur les arêtes, ne fait pas d’oreille dans les coins. Une toile de reliure à 180 g/m² demande plus de soin au même endroit. On obtient donc la profondeur visuelle du textile avec la facilité de pose du papier — et à un coût qui n’est pas celui du textile.

Le sens du grain, seul vrai piège du Napura Bamboa

C’est le point sur lequel un coffret se rate. La striure est directionnelle : elle court dans un sens et un seul. Deux faces découpées perpendiculairement l’une à l’autre ne renvoient pas la lumière de la même manière — l’une paraîtra plus claire, plus satinée, alors que la teinte est rigoureusement identique. Le client, lui, verra deux couleurs.

La règle est donc simple et sans exception : sur un même coffret, toutes les faces se débitent dans le même sens. Cela consomme un peu plus de matière au calepinage, et il faut l’intégrer au devis plutôt que de le découvrir à la coupe. Les feuilles font 1020 × 760 mm, ce qui fixe la taille maximale exploitable une fois le sens imposé.

Les douze coloris du Napura Bamboa

La palette est celle d’une matériauthèque d’architecte : des bois, des terres, des minéraux, un seul rouge, et rien de criard. Valeurs relevées sur nos échantillons, du plus clair au plus profond :

Choisir un coloris de Napura Bamboa

Un avertissement utile sur deux noms. Sage ne tire pas vers le vert mais vers le gris perle, très légèrement bleuté — c’est le seul coloris froid de la moitié claire. Grey, à l’inverse, est un gris profond aux reflets olive, bien plus sombre que son nom ne le laisse attendre. Sur écran, ces deux-là trompent ; sur échantillon, jamais.

Pour les spiritueux et les maisons de thé, Teak et Walnut donnent la chaleur boisée attendue. Cumin et Beige conviennent aux cosmétiques naturels. Burgundy, seul rouge de la gamme, est un bordeaux sourd et terreux qui évoque la reliure ancienne plutôt que la couleur de marque — il fonctionne sur les coffrets d’édition et les spiritueux vieillis. Marine, Charcoal et Dark Green, très proches en luminance, forment un trio de teintes profondes sur lesquelles un film or ou cuivre ressort sans concurrence. Cream, enfin, reste le choix des maisons qui veulent la texture sans la couleur.

Dorure à chaud et gaufrage sur Napura Bamboa

Marquer un papier déjà gaufré demande de comprendre ce qui se passe sous le fer. La presse écrase le relief à l’endroit exact du marquage : le film se dépose dans une bande lissée, nette, qui tranche avec la striure environnante. Ce contraste entre le lissé et le grain est précisément l’effet recherché — la dorure ne se pose pas sur la matière, elle y creuse une clairière.

La contrepartie est connue : un dessin trop fin se perd. Un filet d’un dixième disparaît dans la striure, un corps 6 devient illisible. Sur ce papier, il faut du dessin large — monogramme, logo plein, filet épais. Notre page consacrée à la dorure à chaud détaille les familles de films et leur comportement selon les supports. Le principe du gaufrage explique pourquoi le relief cède sous la pression.

Le gaufrage à sec seul, sans film, fonctionne également, mais avec prudence : ajouter un relief à un relief existant produit vite une confusion visuelle. Mieux vaut un débossage franc et profond qu’un motif délicat qui se noie.

Le Napura Bamboa dans notre atelier français

Nous rembordons ce papier sur carton 20/10 en standard, 30/10 pour les grands formats. Ses usages naturels :

  • Boîte cloche — coffret de lancement, écrin cadeau, packaging de collection
  • Boîte livre — reliure et coffret d’édition
  • Pochette prestige — chemise de remise, dossier de presse
  • Hang tags et étiquettes — découpe à la forme, œillet, dorure
  • Sacs et papeterie coordonnée — dans la teinte exacte du coffret

Le prototypage est systématique avant validation : vous recevez la pièce exacte, dans le coloris et la finition retenus, avant tout engagement de série. Sans minimum de commande. Un interlocuteur unique de la maquette à la livraison. Siège à Boulogne-Billancourt, fabrication dans notre atelier français.

FAQ — Napura Bamboa

Qu’est-ce que le Napura Bamboa ?

Un papier d’habillage gaufré dont le relief imite le grain vertical des fibres naturelles. Il pèse environ 130 g/m² pour une épaisseur apparente de 0,35 mm, se présente en feuilles de 1020 × 760 mm et se remborde comme un papier de couverture classique.

Est-il fabriqué à partir de fibres de bambou ?

Non, et la nuance mérite d’être posée clairement. La documentation du fabricant décrit un papier dont l’aspect évoque le bambou par son grain de fibres, sans revendiquer une composition en bambou. Nous parlons donc d’un aspect, jamais d’une matière première. Toute allégation sur la composition doit être confirmée par écrit avant d’être communiquée à un client.

Quel est le grammage du Napura Bamboa ?

Environ 130 g/m², pour une épaisseur apparente de 0,35 mm. Ce rapport est inhabituel : le relief du gaufrage occupe une grande part de l’épaisseur. Le papier reste léger et souple à travailler tout en offrant la profondeur visuelle d’un textile.

Ce papier accepte-t-il la dorure à chaud ?

Oui. Sur un papier gaufré, le fer écrase le relief à l’endroit du marquage : le métal se dépose dans une bande lissée qui contraste avec le grain environnant. L’effet est superbe sur un monogramme large, mais il exige un essai préalable, car un dessin très fin peut se perdre dans la striure.

Pourquoi faut-il respecter le sens du grain ?

Parce que sa striure est directionnelle. Deux faces d’un même coffret coupées dans des sens différents ne renvoient pas la lumière de la même façon : l’une paraît plus claire que l’autre, alors que la teinte est identique. Sur un coffret rembordé, toutes les faces se débitent dans le même sens.

Combien de coloris compte la gamme ?

Douze coloris, des crèmes aux bruns chauds jusqu’aux teintes profondes, avec un seul rouge — Burgundy. Aucune teinte vive : la gamme est entièrement construite sur des références minérales et boisées.

Y a-t-il un minimum de commande ?

Non pour les coloris du nuancier : Luxe Packaging accepte les petites séries et les pièces uniques, prototypage compris. Seule une teinte développée sur mesure hors nuancier suppose un engagement de trois tonnes côté production du papier.

Écosystème Luxe Packaging

Ressources externes

Luxe Packaging — fabricant français. Prototype en 5 jours ouvrés, sans minimum de commande. Un interlocuteur unique de A à Z, fabrication dans notre atelier français.

Corvon Rust : papier texturé effet métal oxydé

Le Corvon Rust est un papier de couverture enduit au grain minéral, dont la surface évoque le métal oxydé et la terre crue. Là où la plupart des papiers d’habillage cherchent la régularité, celui-ci assume l’accident : une granulation dense, irrégulière, traversée de veines et de reliefs qui accrochent la lumière comme une plaque d’acier laissée dehors. Nous le travaillons dans notre atelier français pour des coffrets, des étuis et des reliures qui refusent le brillant.

◆ Le Corvon Rust est un papier de couverture enduit au grain minéral, mat, sans brillance, décliné en 5 coloris — Sienna, Patina, Oxide, Terra, Sepia. Nous l’habillons sur coffrets, étuis, reliures, porte-diplômes et carnets dans notre atelier français, avec marquage à chaud, gaufrage à sec et découpe. Séries courtes acceptées, devis sur mesure.

Un grain qui vient de la matière, pas du décor

La texture du Corvon Rust ne se lit pas de loin. Elle se découvre à la main, sous le pouce, dans cette granulation sableuse qui roule sous la peau. Le relief est irrégulier par construction : des zones denses, des plages plus lisses, des micro-fissures qui rappellent une patine ancienne. Ce n’est pas un motif répété, c’est une surface.

Cette irrégularité est une qualité, mais elle impose une discipline. Sur un coffret de grand format, deux faces prélevées à des endroits différents du rouleau ne seront jamais rigoureusement identiques. Nous en tenons compte au calepinage, en orientant les lés dans le même sens et en réservant les plages les plus homogènes aux faces vues.

Les cinq coloris du Corvon Rust

Nuancier Corvon Rust. Les rendus écran sont indicatifs : demandez un échantillon avant validation.
RéférenceColorisTeinte dominanteRegistre
CRU 8411Sienna#775A49Brun chaud, doux, presque poudré
CRU 8412Patina#695B53Taupe grisé, le plus neutre de la gamme
CRU 8413Oxide#6B574CBrun minéral, cendré, sous-ton rouille
CRU 8414Terra#56391FTerre cuite dense, le plus saturé
CRU 8415Sepia#634336Brun rouge profond, chaud et sourd

La gamme se lit comme une progression : Patina et Oxide tirent vers le minéral gris, Sienna installe une chaleur retenue, Sepia et Terra descendent vers la terre cuite. Un coffret en Terra passe très bien sous un marquage or ; un étui en Patina appelle plutôt un noir mat ou un gaufrage à sec.

Marquage à chaud et gaufrage sur Corvon Rust

C’est le point technique à comprendre avant de dessiner. Sur une surface grainée, le film de dorure se dépose d’abord sur les sommets du relief. Le résultat n’est pas un aplat parfaitement fermé : c’est un marquage vivant, légèrement interrompu, qui laisse respirer la matière en dessous. Sur un papier qui imite le métal corrodé, cet effet est une chance — un logo doré y prend une allure de plaque frappée plutôt que d’étiquette collée.

Si le cahier des charges exige un aplat parfaitement couvrant, deux leviers : augmenter pression et température pour écraser le grain sous le cliché, ou passer sur un cliché laiton gravé en creux qui vient sertir le décor. Nous arbitrons selon le format du décor et le rendu recherché. Les typographies très fines et les filets sous 0,3 mm restent déconseillés sur cette matière.

Le gaufrage à sec, lui, fonctionne remarquablement bien. En écrasant localement le grain, il crée une zone lisse qui contraste avec la rugosité environnante : le décor apparaît sans qu’aucune couleur ne soit ajoutée. C’est la solution la plus juste quand la marque veut se faire deviner plutôt que se montrer.

Où utiliser le Corvon Rust

  • Coffrets et boîtes cloche : spiritueux, maroquinerie, objets d’artisanat, éditions limitées
  • Étuis et fourreaux : contraste efficace avec un tiroir en papier lisse ou teinté dans la masse
  • Reliures et porte-diplômes : formations, prix, remises officielles
  • Carnets : couverture rigide, couture Singer apparente
  • Urnes funéraires : registre sobre et minéral, sans effet décoratif

À éviter : les très petits formats à angles vifs, où l’épaisseur du grain durcit les arêtes, et les habillages devant recevoir une impression quadri fine — la surface n’est pas faite pour ça.

Questions fréquentes

Le Corvon Rust est-il disponible en petite quantité ?

Oui. Nous travaillons cette matière dès les séries courtes, à partir de quelques dizaines de pièces. Le coût unitaire dépend surtout de l’outillage de découpe et du nombre de clichés de marquage, pas du papier lui-même.

Les cinq coloris sont-ils raccordables entre eux ?

Ils partagent le même grain et la même finition mate : un coffret bicolore Terra / Patina fonctionne sans rupture de matière. Seule la teinte change, jamais le toucher.

Peut-on obtenir un échantillon de Corvon Rust ?

Oui, et c’est vivement recommandé. Aucun écran ne restitue correctement une matière grainée : la profondeur du relief et le comportement de la lumière ne se jugent qu’en main.

Imitlin Aida — toile embossée point de croix, 15 coloris

Il suffit de regarder de près : sous les doigts, la toile de l’Imitlin Aida dessine une trame minuscule et régulière, celle des toiles à broder d’autrefois. Un quadrillage discret, précis, presque textile, où la couleur affleure au creux de chaque maille. La broderie sans le fil — juste le canevas, et la matière.

◆ L’Imitlin Aida de Fedrigoni est un papier de création embossé façon point de croix, à la trame fine et régulière d’une toile à broder. Teinté dans la masse, doté d’un traitement anti-traces de doigts et certifié FSC, il se décline en quinze coloris en 120 g/m². Contrecollé et marqué à chaud dans notre atelier français, il habille coffrets et écrins d’une matière textile et précise. Prototype possible, sans minimum de commande.

Imitlin Aida, le grain d’une toile à broder

Au sein de la famille Imitlin — dont chaque embossage imite un tissu —, l’Aida tient une place à part : c’est le plus fin et le plus régulier. Là où la Fiandra évoque le lin lâche, l’Aida reproduit la trame serrée et quadrillée du canevas de broderie, ce point de croix minuscule qui accroche la lumière avec une régularité presque hypnotique. Sous cette surface, la matière reste fidèle à la gamme : teintée dans la masse, avec des pigments résistants à la lumière, si bien que la couleur traverse la feuille et que le pli reste dans le ton. Un traitement anti-traces de doigts et une endurance au pliage remarquable complètent le tableau — une toile de papier aussi délicate à l’œil que solide à l’usage.

Quinze coloris, du crème au noir d’encre

La palette Aida parcourt tout un vestiaire. Les clairs pour commencer — Bianco crème, Neve neigeux, Grigio Chiaro minéral, Pink Sand poudré. Les chauds ensuite, du Vibrant Ochre à l’Arancio, du Ginger Brown au Kraft. Puis les rouges profonds, Rosso et Bordeaux, avant une belle famille de verts — Jade Green, Teal Green, Verde Edera. Et pour finir, la profondeur du Blu Notte et du Nero, sur lesquels une dorure prend un relief net. Le nuancier ci-dessous les réunit — à regarder de près, là où le point de croix se révèle.

Une matière noble et responsable

Fabriqué par Fedrigoni à partir de fibres vierges à haute résistance, l’Imitlin Aida coche les critères d’une matière durable : certifié FSC, entièrement biodégradable et recyclable, il constitue une alternative crédible aux habillages plastiques. Ses pigments résistants à la lumière garantissent une teinte stable dans le temps. Une précision textile qui n’oublie pas son origine.

L’Imitlin Aida dans notre atelier

Contrecollé sur un carton 20/10 ou 30/10, ce papier devient la peau d’une boîte rigide — et sa teinte dans la masse évite toute amorce blanche aux arêtes. Sa trame régulière est un support idéal pour l’ennoblissement : nous détaillons les gestes du film et du relief dans notre guide du papier pour dorure et gaufrage et l’ensemble de nos finitions d’ennoblissement. Sur une boîte cloche, un coffret ou une chemise de présentation, l’Aida installe d’emblée un registre couture — celui de la toile brodée qui habille les beaux objets.

Du coffret de joaillerie à l’écrin de parfum, l’Imitlin Aida rappelle qu’un papier peut avoir la finesse d’un canevas — et la couleur jusqu’au cœur.

Imitlin Glow — toile embossée vernie brillante, 5 coloris

Il y a des matières qui absorbent la lumière, et d’autres qui la renvoient. L’Imitlin Glow est de la seconde famille : sous son grain de toile, un vernis brillant capte le moindre rayon et fait vibrer la couleur. Une toile qui a de l’éclat — au sens propre.

◆ L’Imitlin Glow de Fedrigoni est un papier de création embossé façon toile, verni brillant sur une face, teinté dans la masse et sans noir de carbone. Doté d’un traitement anti-traces de doigts et certifié FSC, il se décline en cinq coloris en 130 g/m². Particulièrement adapté au rembordage, il se contrecolle et se marque à chaud dans notre atelier français pour habiller les coffrets de luxe. Prototype possible, sans minimum de commande.

Imitlin Glow, la toile qui capte la lumière

Là où les toiles mates de la famille Imitlin jouent la retenue, l’Imitlin Glow choisit l’éclat. Son gaufrage reproduit la trame d’une toile, mais sa face est rehaussée d’un vernis brillant qui accroche la lumière et intensifie la couleur — un jeu de reflets à l’esthétique presque futuriste. Dessous, la matière reste fidèle à la gamme : teintée dans la masse, sans noir de carbone, avec des pigments résistants à la lumière. La couleur traverse la feuille, si bien que le pli et la découpe restent dans le ton. Ajoutez un traitement anti-traces de doigts et une endurance au pliage remarquable — le papier se plie des centaines de fois sans blanchir — et l’on obtient une matière aussi spectaculaire que résistante.

Cinq coloris, du blanc perle au noir profond

La palette Glow va à l’essentiel, avec cinq teintes taillées pour l’écrin. Le Neve, blanc perle lumineux, pour les packagings clairs et graphiques. Le Rosso, rouge franc et éclatant, qui capte tous les regards. Le Castano, brun profond et chaleureux. Le Blu Notte, bleu de nuit intense. Et le Nero, noir laqué sur lequel une dorure prend un relief saisissant. Sur chacun, le vernis brillant ajoute cette profondeur qui distingue un bel objet. Le nuancier ci-dessous les réunit.

Une matière pensée pour le rembordage

C’est là sa vocation première : Fedrigoni a conçu l’Imitlin Glow pour le rembordage, c’est-à-dire l’habillage d’une boîte rigide dont le papier vient épouser les bords et se rabattre à l’intérieur. Sa souplesse, sa résistance au pliage et sa teinte dans la masse en font un support idéal pour cet exercice exigeant, sans amorce blanche aux arêtes. Contrecollé sur un carton 20/10 ou 30/10, il devient la peau brillante d’un coffret ; il accueille la dorure à chaud, le gaufrage et le débossage — nous détaillons ces gestes dans notre guide du papier pour dorure et gaufrage et l’ensemble de nos finitions d’ennoblissement. Sur une boîte cloche ou un coffret magnétique, son éclat fait toute la différence.

Une matière noble et responsable

Malgré son fini spectaculaire, l’Imitlin Glow ne transige pas sur l’origine. Fabriqué par Fedrigoni à partir de fibres vierges à haute résistance, il est certifié FSC, entièrement biodégradable et recyclable — une alternative crédible aux finitions plastiques pour un packaging de luxe durable. L’éclat, oui, mais sans renoncer à la conscience.

Du coffret de parfum à l’écrin de spiritueux, l’Imitlin Glow rappelle qu’un beau papier peut aussi être une matière de lumière — celle qui, sur un présentoir, attire l’œil avant même qu’on ait tendu la main.

Imitlin Fiandra — la toile de lin embossée, 17 coloris

Il y a, dans le nom même de Fiandra, un écho de toile flamande — ce lin serré, tissé fin, que le papier vient imiter à la perfection. Passez la main : le grain de la toile affleure, régulier et mat. Et la couleur ne s’arrête pas à la surface — elle traverse la feuille de part en part.

◆ L’Imitlin Fiandra de Fedrigoni est un papier de création embossé façon toile de lin, teinté dans la masse avec des pigments résistants à la lumière. Doté d’un traitement anti-traces de doigts et certifié FSC, il se décline en dix-sept coloris, du grammage 120 à 125 g/m². Contrecollé et marqué à chaud dans notre atelier français, il habille coffrets et écrins d’une matière textile et racée. Prototype possible, sans minimum de commande.

Imitlin Fiandra, le grain d’une toile de lin

Tout le caractère de l’Imitlin Fiandra tient dans son gaufrage : un embossage fin et régulier qui reproduit la trame d’une toile de lin, mat, dense, sans le moindre brillant. Mais sa vraie force est ailleurs — le papier est teinté dans la masse. La couleur imprègne toute l’épaisseur de la feuille, si bien que la tranche, le pli et la découpe restent dans le ton, sans liseré blanc. Sur une arête de coffret, c’est un détail décisif. Ajoutez un traitement anti-traces de doigts et une belle résistance à la déchirure comme au pliage, et l’on obtient une matière aussi élégante que robuste.

Dix-sept coloris, de la neige à la nuit

La palette Fiandra couvre tout le spectre d’un vestiaire de luxe. Les clairs d’abord — Bianco crème, Neve neigeux, Grigio Chiaro et Grey Stone minéraux, Pink Sand poudré. Les chauds ensuite, du Vibrant Ochre solaire à l’Arancio franc, du Ginger Brown au Kraft, jusqu’au Castano profond. Viennent les rouges de caractère, Rosso et Bordeaux, puis une famille de verts remarquable — Jade Green, Teal Green paon, Verde Edera forestier. Et pour finir, la profondeur : le Blu Notte et le Nero, sur lesquels une dorure prend tout son éclat. Le nuancier ci-dessous les réunit.

Une matière noble et responsable

Signé Fedrigoni, l’Imitlin Fiandra est fabriqué à partir de fibres vierges à haute résistance et coche les critères d’une matière durable : certifié FSC, sans acidité, sans métaux lourds, en pâte ECF (sans chlore élémentaire) et classé longue conservation. Ses pigments résistants à la lumière garantissent une couleur stable dans le temps. Une élégance textile qui n’oublie pas son origine.

L’Imitlin Fiandra dans notre atelier

Contrecollé sur un carton 20/10 ou 30/10, ce papier devient la peau d’une boîte rigide — et sa teinte dans la masse lui donne un avantage rare : aux angles et sur les rembords, aucune amorce blanche ne trahit le pli. Son grain de toile est un terrain de choix pour l’ennoblissement : nous détaillons les gestes du film et du relief dans notre guide du papier pour dorure et gaufrage et l’ensemble de nos finitions d’ennoblissement. Sur une boîte cloche, un coffret ou une chemise de présentation, la Fiandra pose d’emblée le registre de la reliure d’art — celui de la toile qui habille les beaux objets.

Du coffret de joaillerie à l’écrin de parfum, l’Imitlin Fiandra rappelle qu’un beau papier peut avoir la tenue d’un tissu — et la couleur jusqu’au cœur.

Imitlin Tela : le papier toile embossé en 16 coloris

La toile a longtemps habillé les plus beaux livres. L’Imitlin Tela en reprend le grain sur un papier — souple, coloré à cœur, fait pour être touché sans jamais garder l’empreinte du doigt.

◆ L’Imitlin Tela est un papier toile embossé de Fedrigoni, teinté dans la masse et certifié FSC. Sa surface anti-traces et sa résistance à l’abrasion en font une matière d’habillage idéale pour coffrets, écrins et reliures de luxe — décliné en 16 coloris, du Bianco au Blu Notte.

qu’est-ce que l’Imitlin Tela ?

L’Imitlin Tela est un papier de couverture embossé au grain toile, signé Fedrigoni. Il appartient à la famille Imitlin, dont il représente la finition « toile » (E/R05), aux côtés des grains Diana et Metal. Sa particularité tient à la matière : teinté dans la masse avec des pigments résistants à la lumière, certifié FSC, il imite la toile de reliure sans en avoir les contraintes. On y gagne un papier plus simple à façonner, à contrecoller, à dorer et à gaufrer, tout en conservant l’élégance textile qui fait la valeur d’un bel objet.

pourquoi choisir l’Imitlin Tela ?

l’Imitlin Tela, teinté dans la masse

Être coloré à cœur change tout sur un objet façonné. Sur un coffret, une arête vive, un angle rembordé ou un pli ne laissent apparaître aucune âme blanche : la couleur file jusque dans l’épaisseur. C’est ce qui distingue un papier teinté dans la masse d’un papier simplement imprimé en surface, et c’est décisif sur les teintes profondes comme le Blu Notte, le Bordeaux ou le Nero.

surface anti-traces et haute résistance

L’Imitlin Tela reçoit un traitement de surface anti-traces de doigts — un atout rare et précieux, surtout sur les coloris sombres qui trahissent d’ordinaire la moindre manipulation. À cela s’ajoutent une grande résistance à l’abrasion et une excellente tenue à la déchirure et au pliage. Autant de qualités qui destinent ce papier aux objets que l’on ouvre, referme et transmet : coffrets d’exception, écrins, cartes de membre, reliures consultées.

Imitlin Tela : nos usages

Matière d’habillage avant tout, l’Imitlin Tela se contrecolle sur carton pour l’ensemble de nos boîtes rigides : coffrets, boîtes cloche, étuis et écrins. Il excelle aussi en reliure et en édition de luxe — beaux livres, carnets, agendas, portefeuilles de présentation — comme en papeterie corporate : chemises et pochettes à rabat, cartes de membre, couvertures de rapports. Son grain textile et sa palette en font un candidat naturel des marques qui cherchent une signature tactile, y compris sur des supports plus responsables.

les 16 coloris de l’Imitlin Tela

La finition E/R05 se décline en seize coloris, des neutres lumineux aux teintes les plus profondes. Voici notre planche d’atelier — nuancier photographié, sans retouche — suivie des références chromatiques.

Nuancier Imitlin Tela — 16 coloris de papier toile embossé
ColorisHexColorisHex
Bianco#DDDCCDRosso#B42730
Pink Sand#CAB8B2Bordeaux#7F3239
Grigio Chiaro#B9B5A2Castano#443630
Grey Stone#726C68Nero#2A2A2C
Vibrant Ochre#E39901Jade Green#8A9EA2
Arancio#E7691ETeal Green#09475B
Ginger Brown#AF4D1CVerde Edera#13595B
Kraft#A4896DBlu Notte#303C56

dorure et gaufrage sur Imitlin Tela

Le grain toile de l’Imitlin Tela est un terrain d’ennoblissement idéal. La dorure à chaud s’y pose nette, le film accrochant la trame sans baver ; sur les fonds soutenus, un or ou un argent atteint un contraste que les papiers clairs n’offrent pas. La masse colorée encaisse par ailleurs un gaufrage à sec franc et durable. Pour composer votre effet — couleur du film, relief, marquage — retrouvez notre guide des papiers pour dorure et gaufrage et l’ensemble de nos finitions d’ennoblissement.

foire aux questions

qu’est-ce que le papier Imitlin Tela ?

L’Imitlin Tela est un papier de couverture embossé grain toile, fabriqué par Fedrigoni. Teinté dans la masse avec des pigments résistants à la lumière et certifié FSC, il imite la toile de reliure tout en restant un papier, plus simple à façonner, à dorer et à gaufrer.

combien de coloris et quel grammage ?

La finition E/R05 existe en 16 coloris, en 120 g. Comme papier d’habillage, l’Imitlin Tela se contrecolle sur carton pour toutes les boîtes rigides : coffrets, boîtes cloche, écrins et étuis.

résiste-t-il aux traces de doigts ?

Oui, c’est l’un de ses atouts majeurs. Sa surface reçoit un traitement anti-traces qui, joint à une grande résistance à l’abrasion, à la déchirure et au pliage, le destine aux objets manipulés au quotidien, y compris dans les teintes sombres.

y a-t-il un minimum de commande et un prototype possible ?

Il n’y a pas de minimum de commande. Nous réalisons volontiers un prototype avant lancement, pour valider le coloris, le film et la profondeur du relief sur la matière réelle avant toute série.

Imitlin Diana — papier grain cuir, 17 coloris

L’Imitlin Diana est un papier d’habillage au grain cuir martelé, signé Fedrigoni et décliné en 17 teintes. Dans notre atelier français, il reçoit la dorure à chaud et donne aux coffrets comme aux écrins l’allure feutrée d’une reliure de maroquin.

Certains papiers imitent le cuir ; l’Imitlin Diana en retrouve l’âme. Sa surface porte un grain martelé, dense et vivant comme une peau pleine fleur — ce relief profond qui accroche la lumière et offre au toucher cette douceur un peu grasse du maroquin. Un cuir de papier, souple et noble, sans une once de peau.

Le nuancier — 17 coloris

Nuancier Imitlin Diana — 17 coloris de papier au grain cuir martelé
Chaque écran rend les couleurs à sa manière : la teinte réelle peut s’écarter subtilement de celle affichée. Seule la matière en main en livre la nuance exacte.

Imitlin Diana : le grain d’un cuir pleine fleur

Doté du gaufrage « Diana » (E/R00), l’Imitlin Diana reproduit fidèlement le grain martelé des cuirs les plus nobles. Proposé en 120 g/m² pour la couvrure et en 210 g/m² dans sa version Allpack pour le cartonnage rigide, il reste souple et refermé : il se contrecolle, se plie et s’emboutit sans jamais rompre son relief.

Des neutres feutrés aux couleurs profondes

La palette couvre tout le registre : des neutres délicats — Bianco, Neve, Pink Sand, Grigio Chiaro, Grey Stone — aux teintes froides et racées — Jade Green, Teal Green, Verde Edera, Blu Notte. Les tons chauds réchauffent la gamme — Arancio, Vibrant Ochre, Ginger Brown, Kraft — avant les profondeurs habillées de Rosso, Bordeaux, Castano et Nero. Dix-sept écritures, du plus discret au plus somptueux.

Impression et dorure à chaud

La surface accepte l’impression offset et la sérigraphie, ainsi que le gaufrage et l’estampage à sec, qui creusent magnifiquement son grain. Elle se prête tout particulièrement à la dorure à chaud, dont l’éclat vient souligner le relief du cuir. Chaque ennoblissement fait l’objet d’un essai préalable, le rendu variant selon la teinte.

Réussir la dorure sur Imitlin Diana

Sur le grain martelé de l’Imitlin Diana, un filet ou un monogramme doré prend un relief particulier : la matière retient la lumière autour du motif et lui donne de la profondeur. Les teintes sombres — Nero, Castano, Bordeaux — subliment l’or et le palladium ; les teintes claires appellent des films plus contrastés. Dans notre atelier français, nous validons toujours un essai avant lancement.

Pour le coffret, l’écrin et la papeterie de luxe

Sa vocation naturelle est l’habillage haut de gamme : coffrets et écrins rigides, étuis et fourreaux, classeurs et porte-documents, couvertures et articles de papeterie. Retrouvez l’Imitlin Diana dans notre collection de matières, et parlons de votre projet pour une étude sur mesure.

Caractéristiques techniques

  • Finition : grain cuir martelé (gaufrage E/R00 Diana)
  • Support : papier, 120 g/m² — et 210 g/m² en version Allpack (cartonnage rigide)
  • 17 coloris : Bianco, Neve, Pink Sand, Grigio Chiaro, Grey Stone, Jade Green, Teal Green, Verde Edera, Arancio, Vibrant Ochre, Ginger Brown, Kraft, Rosso, Bordeaux, Castano, Blu Notte, Nero
  • Ennoblissement : dorure à chaud, gaufrage, estampage à sec, offset, sérigraphie
  • Destination : coffrets, écrins, étuis, classeurs, papeterie de prestige
  • Signé Fedrigoni

Wibalin Buckram : papier d’habillage texturé, 30 coloris

◆ Le Wibalin Buckram est un papier d’habillage texturé, teinté dans la masse, décliné en 30 coloris. Résistant et raffiné, il habille reliures, coffrets et emballages premium, et se rehausse de films de dorure à chaud dans notre atelier français.

Le papier avec lequel se composent les reliures de rêve. Lancé dans les années 1970, le Wibalin Buckram n’a rien perdu de son attrait. Cette matière d’habillage haut de gamme emprunte au textile son grain régulier et sa profondeur, pour une interprétation très contemporaine du luxe relié.

Teinté dans la masse, résistant et d’une grande stabilité, il s’impose sur les couvertures d’ouvrages, les coffrets et emballages premium, la papeterie de prestige, les shopping bags et les hang tags. Dans notre atelier français, nous le travaillons au rembordage et le rehaussons de toutes les techniques d’embellissement — au premier rang desquelles les films de dorure à chaud.

Le nuancier — 30 coloris

Nuancier Wibalin Buckram – 30 coloris de papier d'habillage texturé teinté dans la masse
Chaque écran rend les couleurs à sa manière : la teinte réelle peut s’écarter subtilement de celle affichée. Seule la matière en main en livre la nuance exacte.

Caractéristiques techniques

  • Surface : grain buckram gaufré, aspect toile
  • Support : papier texturé teinté dans la masse
  • Grammage : ~115 g/m² (~125 g/m² en blanc)
  • Épaisseur : ~0,185 mm
  • Laize : ~102 cm — feuilles 102 × 76 cm et 102 × 85 cm
  • Solidité à la lumière : 3 à 5 selon le coloris (ISO 105-B02)
  • Embellissement : dorure à chaud, sérigraphie, offset, numérique, gaufrage (sous réserve de test)
  • Certifications : FSC™ (C007992), REACH, végane, 100 % recyclable

Usages

Couvertures et reliures d’art, coffrets et boîtes cloches, étuis et fourreaux, classeurs et porte-documents, papeterie de prestige, shopping bags, étiquettes et hang tags.

Questions fréquentes

Combien de coloris compte le nuancier Wibalin Buckram ?

Le nuancier compte 30 coloris, tous teintés dans la masse, du blanc cassé aux teintes profondes : bleus, rouges, verts, ors et neutres.

Quel est le grammage du Wibalin Buckram ?

Environ 115 g/m² pour les coloris (125 g/m² en blanc), pour une épaisseur d’environ 0,185 mm.

Quelles techniques d’embellissement accepte le Wibalin Buckram ?

Films de dorure à chaud, sérigraphie, impression offset et numérique, gaufrage. Un test préalable est recommandé selon le décor visé.

Le Wibalin Buckram est-il écologique ?

Il est certifié FSC™ (C007992), conforme REACH, végane et 100 % recyclable.