Il est des papiers qui dissimulent leur origine. Le Woodstock la revendique. Sous une lumière rasante, on devine encore les fibres qui ont vécu une première vie — rien d’appuyé, rien de rustique, seulement cette irrégularité discrète qui sépare une matière d’un simple support. Fedrigoni en tire treize teintes franches, et une, la Betulla, où le recyclage se lit comme un semis d’étoiles.
◆ Réponse rapide — Le Woodstock de Fedrigoni est un papier non couché teinté dans la masse, composé de 80 % de fibres recyclées certifiées FSC® et de 20 % de fibres vierges ECF certifiées FSC®. Il existe en 13 coloris, dont le moucheté Betulla. Surface lisse et macroporeuse, grammages de 80 à 350 g/m², format 70 × 100 sens long. Il reçoit les films de dorure à chaud, le gaufrage à sec et le letterpress dans notre atelier français. Sans minimum de commande, prototypage disponible.
Un papier qui garde la mémoire de sa fibre
Le Woodstock est un papier non couché teinté dans la masse : la couleur ne se pose pas en surface, elle traverse toute l’épaisseur de la feuille. La conséquence est visible à l’atelier plus qu’ailleurs — une tranche coupée, un pli marqué, une découpe à la forme restent dans le ton, sans le liseré blanc qui trahit les papiers colorés en surface. Sur un coffret rembordé, où chaque arête est exposée, cette continuité chromatique n’est pas un détail : c’est la différence entre un objet fini et un objet qui semble l’être.
Sa composition tient en deux chiffres : 80 % de matière recyclée certifiée FSC®, 20 % de fibre vierge ECF pure certifiée FSC®. La fibre vierge n’est pas là par confort — elle apporte la résistance à la traction sans laquelle un papier de rembordage se déchire aux angles. Le résultat est un papier entièrement biodégradable et recyclable, sans chlore élémentaire, sans métaux lourds, acid free.
Les treize coloris

La Betulla occupe une place à part : c’est la version mouchetée de la gamme, celle où les résidus de la fibre recyclée affleurent en surface comme des éclats de bois. Elle est aussi la seule teinte proposée au format 45 × 64, en 110 g/m². Les maisons qui cherchent une matière visiblement naturelle sans tomber dans le kraft trouvent ici leur registre.
Un mot d’honnêteté sur le Nero : c’est un noir mat, sourd, profond — mais ce n’est pas un noir absolu. La fibre recyclée ne le permet pas. Pour un noir sans fond, la teinte doit être cherchée du côté d’un papier à fibre vierge. Sur le Woodstock, le Nero donne une profondeur veloutée sur laquelle l’or ne brille pas : il surgit.
Chaque écran rend les couleurs à sa manière : la teinte réelle peut s’écarter subtilement de celle affichée. Seule la matière en main en livre la nuance exacte.
Grammages, main et comportement
Le Woodstock affiche une main de 1,25 cm³/g — un volume élevé qui lui donne une épaisseur supérieure à ce que son grammage laisse attendre. Un 140 g/m² y mesure 175 microns : sous les doigts, il se comporte comme un papier bien plus lourd. C’est un avantage réel au rembordage, où l’on cherche de la densité sans raideur.
| Grammage | Épaisseur réelle | Usage en atelier |
|---|---|---|
| 80 – 110 g/m² | 0,100 – 0,138 mm | Encarts, feuillets, doublures intérieures |
| 140 g/m² | 0,175 mm | Rembordage — le grammage de référence |
| 170 g/m² | 0,213 mm | Grandes faces planes, fourreaux |
| 225 – 285 g/m² | 0,281 – 0,356 mm | Cartes, intercalaires, hang tags, couvertures |
| 350 g/m² | 0,438 mm | Cartons de correspondance, marque-pages, étiquettes fortes |
Le format de référence est le 70 × 100 sens long, disponible dans les huit grammages. Le 45 × 64 est réservé à la Betulla en 110 g/m². Pour le choix du grammage d’habillage, notre guide du grammage papier détaille le raisonnement complet.
Ce que le Woodstock accepte
- Films de dorure à chaud — le contraste est saisissant sur les teintes sourdes. Un or mat sur Noce, un cuivre sur Camoscio, un blanc nacré sur Nero : la matière absorbe la lumière, le film la renvoie.
- Gaufrage à sec et débossage — la main généreuse du papier mémorise le relief. Le creux tient, il ne se relâche pas.
- Letterpress — la surface macroporeuse appelle le creux. C’est l’un des rares papiers où la technique retrouve son sens historique plutôt que son usage décoratif.
- Offset, sérigraphie, thermographie — sans difficulté. La porosité de la surface impose des encres à séchage oxydatif.
- Découpe, découpe à la forme, rainage, pliage, collage — excellents résultats sur l’ensemble des opérations de façonnage.
Ce qu’il ne faut pas lui demander
Un papier de caractère a ses refus, et il vaut mieux les connaître avant la production qu’après. Le vernis offset est inutile sur le Woodstock : la surface l’absorbe presque intégralement, sans gain de brillance ni de protection. Le vernis sérigraphique donne de meilleurs résultats, mais demande souvent deux passes pour être franchement visible.
Le pelliculage est à évaluer en amont. La rugosité propre aux non couchés peut provoquer des micro-défauts d’adhésion du film au support. Notre position d’atelier est plus simple : un papier choisi pour sa matière ne se pellicule pas. On ne recouvre pas d’un plastique ce qu’on a choisi pour la fibre.
Enfin, la forte teneur en recyclé implique une légère variation de teinte d’une fabrication à l’autre, et d’occasionnels petits résidus issus du recyclage. Ce n’est pas un défaut : c’est la signature. Nous en tirons une règle de production — pour une série, la matière est commandée en une seule fois, sur un même bain. Un réassort à six mois d’écart peut présenter un très léger décalage.
Les objets que nous en faisons
Dans notre atelier français, le Woodstock habille des boîtes cloches et des coffrets rigides montés sur carton 20/10 ou 30/10, des fourreaux, des chemises et des portfolios, des invitations, des hang tags et des intercalaires. Il trouve son public chez les maisons dont la promesse est cohérente avec la matière — packaging durable, cosmétique naturelle, spiritueux artisanaux, chocolat de terroir, édition engagée.
Sans minimum de commande. Prototype physique avant chaque production. Siège à Boulogne-Billancourt, fabrication dans notre atelier français.
Questions fréquentes
Le Woodstock est-il vraiment recyclé à 80 % ?
Oui. Il est composé de 80 % de matière recyclée certifiée FSC® et de 20 % de fibre vierge ECF pure, elle aussi certifiée FSC®. La fibre vierge apporte la résistance mécanique nécessaire au rembordage et au façonnage.
Quel grammage de Woodstock pour remborder un coffret ?
Le 140 g/m² est le grammage de référence : 0,175 mm d’épaisseur réelle grâce à une main de 1,25 cm³/g. Le 170 g/m² convient aux grandes faces planes. Au-delà, le rembordage manuel aux angles devient aléatoire.
Le Woodstock accepte-t-il la dorure à chaud ?
Parfaitement. Les films de dorure à chaud, le gaufrage à sec, le débossage et le letterpress figurent parmi ses meilleurs usages. La matière absorbe la lumière, le film la renvoie : le contraste est fort, particulièrement sur les teintes sourdes.
Peut-on pelliculer le Woodstock ?
Techniquement oui, mais la rugosité du non couché peut créer des micro-défauts d’adhésion du film. Le pelliculage doit être évalué sur échantillon avant production. Nous le déconseillons : il annule ce pour quoi ce papier est choisi.
Qu’est-ce que la Betulla ?
C’est la version mouchetée du Woodstock : les résidus de la fibre recyclée y affleurent en surface comme un semis d’éclats de bois. Elle est proposée au format 45 × 64 en 110 g/m², en plus du 70 × 100.
Y a-t-il un minimum de commande ?
Non. Luxe Packaging ne pratique aucun minimum. Une pièce unique reçoit le même geste qu’une série de mille. Le prototype physique est disponible avant chaque production.
→ Color 1802 — le nuancier recyclé teinté masse
→ Terrae — papier de création recyclé pour dorure & gaufrage
→ Gmund Bier Papier — le grain moucheté des drêches de brasserie
→ Sirio Color — 29 coloris teintés dans la masse
→ Dorure à chaud sur coffret de luxe
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Luxe Packaging — Fabricant français
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