Certains papiers veulent qu’on les remarque : ils ont du grain, des fibres apparentes, une histoire à raconter avant même qu’on ait lu la première ligne. Le Splendorgel fait exactement l’inverse. Il s’efface. Sa surface est si lisse et si blanche qu’elle disparaît sous ce qu’on y pose — et c’est un choix, pas une absence. Il faut une certaine confiance dans son dessin pour choisir un papier qui ne viendra rien ajouter.
◆ Le papier Splendorgel Extra White est un non couché de Fedrigoni à surface ultra-lisse et veloutée, certifié FSC Mix. Sa blancheur atteint 112 % à la mesure ISO 2470 — l’un des blancs les plus francs du non couché. Au-delà de 230 g/m², il est contrecollé en machine pendant la formation, ce qui lui donne une planéité rare aux forts grammages : 0,36 mm en 340 g/m². Il reçoit la dorure à chaud, le gaufrage à sec et le letterpress avec des bords parfaitement nets. Chez Luxe Packaging : impression, ennoblissement et façonnage dans notre atelier français, sans minimum de commande.
Ce qu’est le papier Splendorgel Extra White
Le papier Splendorgel appartient à la famille des non couchés de qualité supérieure de Fedrigoni. Pâte ECF pure, certification FSC Mix, surface décrite par le fabricant comme lisse et veloutée — et l’adjectif est juste : la main glisse sans rien accrocher, mais la feuille n’a rien du toucher plastifié d’un papier couché.
Sa singularité première est la blancheur. Mesurée selon la norme ISO 2470, elle atteint 112 % — c’est-à-dire douze points au-dessus du blanc de référence, ce qu’aucune fibre ne permet naturellement. Ce dépassement signe la présence d’azurants optiques, qui absorbent l’ultraviolet et le restituent en bleu. Le relevé colorimétrique de notre échantillon le confirme : #E5E7F1, avec une dominante nettement froide.
Il faut le savoir avant de valider une maquette. Sous une lumière riche en ultraviolets, ce blanc paraîtra plus bleu qu’à la lumière du jour ; en lumière chaude de fin de journée, il restera plus froid que son entourage. C’est un blanc qui a un caractère, pas un blanc neutre.

Le fort grammage : un contrecollé, pas une feuille épaisse
C’est le point le plus intéressant de ce papier, et le moins connu. À partir de 230 g/m², le Splendorgel n’est plus une feuille formée d’un seul jet : il est contrecollé directement en machine, à l’état humide, pendant la phase de formation. Les couches se solidarisent avant séchage, sans colle rapportée.
La conséquence est celle qu’un façonnier attend d’un carton : la planéité. Une feuille monocouche épaisse travaille en séchant, tuile aux angles, réagit à l’hygrométrie de l’atelier. Une structure multicouche formée humide se stabilise dans les deux sens. Elle reste droite sur la table, elle reste droite sous la presse, elle reste droite six mois plus tard dans un coffret.
Épaisseurs du papier Splendorgel en fort grammage
- 230 g/m² — 0,24 mm · traction 13,7 kN/m en sens long
- 270 g/m² — 0,28 mm · traction 15,0 kN/m
- 300 g/m² — 0,32 mm · traction 16,3 kN/m
- 340 g/m² — 0,36 mm
Son volume spécifique est de 1,05 cm³/g, constant du 85 au 340 g/m². C’est une valeur basse, et elle dit l’essentiel : ce papier est dense, compact, non bouffant. Comparez avec un papier marqué feutre, dont le volume spécifique dépasse 1,40 : à épaisseur identique, le Splendorgel pèse près de 40 % de plus. Un 340 g/m² ne fait pas plus épais qu’un 250 g/m² feutré — il fait plus dense, plus lourd en main, plus ferme sous le pouce.
Le choix entre les deux familles n’est donc pas une question de grammage mais d’intention. On prend le bouffant quand on veut de l’épaisseur visible sur la tranche. On prend le dense quand on veut du poids en main sans épaissir la pièce — une couverture qui ne bâille pas, un encart qui ne gondole pas dans son coffret.
Formats, grammages et enveloppes
- Format B1 — 85, 100, 115, 140, 160, 190, 230, 270, 300 et 340 g/m²
- Format C2 — 85, 100, 115, 230, 270, 300 et 340 g/m²
- Teinte — Extra White, relevée à #E5E7F1 ; une version ivoire existe sous une référence distincte
- Sens machine — fibre longue sur l’ensemble des formats
- Impression numérique — certifié HP Indigo, compatible toner sec
- Enveloppes coordonnées — disponibles en stock
Côté environnement : pâte ECF, certification FSC Mix, papier sans acide, sans métaux lourds au sens de la directive emballages, conforme aux exigences de longue conservation. Entièrement biodégradable et recyclable. Des tirages spéciaux sont réalisables sur demande.
Imprimer et ennoblir le papier Splendorgel
Une surface qui devient plus lisse en montant en grammage
Détail contre-intuitif : la rugosité mesurée descend à 60 ml/min sur les grammages de 230 à 340, contre 70 sur les grammages légers. Les forts grammages sont donc plus lisses que les fins — conséquence directe du contrecollage en machine, qui presse davantage la surface.
Pour la dorure à chaud, c’est exactement ce qu’on cherche. Sur une surface lisse, le film se dépose avec des bords francs : un filet d’un dixième reste un filet, un corps 6 reste lisible, un aplat métallique reste couvrant sans manque. C’est l’opposé du rendu recherché sur un papier texturé, où le tremblé des bords fait justement le charme. Notre page consacrée à la dorure à chaud détaille les familles de films et leur comportement selon les supports.
Le fabricant est explicite sur un autre point : en matière de rendu chromatique, de charge d’encre, d’engraissement et de contraste, ce papier atteint les meilleurs niveaux accessibles à un non couché. Sa surface macro-poreuse impose en revanche des encres à séchage oxydatif en offset.
Ce qu’il ne faut pas faire
Ni vernis, ni pelliculage. Le vernis offset est presque entièrement absorbé par la surface : il n’ajoute ni brillant ni protection, il coûte une passe pour rien. Le pelliculage, lui, expose aux micro-défauts d’adhérence propres aux non couchés. Sur ce papier comme sur tous les non couchés de cette famille, l’ennoblissement passe par le relief et le métal, jamais par la surface.
En revanche, coupe, découpe à la forme, rainage, pliage et collage donnent d’excellents résultats. Et le rainage reste obligatoire dès qu’un pli est prévu en fort grammage, sous peine d’arête blanchie.
Le papier Splendorgel dans notre atelier français
Nous réservons le papier Splendorgel en fort grammage aux pièces où la netteté prime sur la texture :
- Couvertures et jaquettes — 300 ou 340 g/m², planéité garantie par le contrecollage
- Encarts et notices de coffret — 230 g/m², qui ne gondolent pas dans l’écrin
- Étiquettes et hang tags — découpe à la forme, dorure aux bords nets
- Cartes et certificats — typographies fines, filets, monogrammes détaillés
- Cartes de menu — rainées et pliées, dans une blancheur qui tient la table
Ces pièces se glissent dans un écrin — une boîte cloche pour un coffret de lancement, une pochette prestige pour une remise en main propre. Le prototypage est systématique avant validation : vous recevez la pièce exacte, dans le grammage et l’ennoblissement retenus, avant tout engagement de série. Sans minimum de commande. Un interlocuteur unique de la maquette à la livraison. Siège à Boulogne-Billancourt, fabrication dans notre atelier français.
FAQ — Papier Splendorgel Extra White
Qu’est-ce que le papier Splendorgel Extra White ?
Un papier non couché de Fedrigoni à surface ultra-lisse et veloutée, fabriqué en pâte ECF pure et certifié FSC Mix. Sa blancheur atteint 112 % à la mesure ISO 2470, ce qui en fait l’un des blancs les plus francs disponibles en non couché. Il existe de 85 à 340 g/m².
Qu’est-ce qui change au-delà de 230 g/m² ?
La fabrication elle-même. À partir de 230 g/m², le papier n’est plus une feuille simple mais un contrecollé formé en machine, pendant la phase de formation, à l’état humide. Cette structure lui donne une planéité et une stabilité dimensionnelle qu’une feuille épaisse monocouche n’atteint pas.
Quelle épaisseur fait le papier Splendorgel en fort grammage ?
Son volume spécifique est de 1,05 cm³/g, constant sur toute la gamme. Cela donne 0,24 mm en 230 g/m², 0,28 mm en 270, 0,32 mm en 300 et 0,36 mm en 340 g/m². C’est un papier dense, non bouffant : à épaisseur égale, il pèse nettement plus qu’un papier marqué feutre.
Le papier Splendorgel convient-il à la dorure à chaud ?
Oui, et sa surface lisse est son atout : elle donne au film des bords parfaitement nets, sans le tremblé des papiers texturés. Il accepte aussi le letterpress, le gaufrage à sec, la thermographie et la sérigraphie. Aux forts grammages, la surface est encore plus lisse qu’aux grammages légers.
Peut-on pelliculer ou vernir le papier Splendorgel ?
C’est déconseillé. Le vernis appliqué en offset est presque entièrement absorbé et n’apporte ni brillant ni protection. Le pelliculage peut générer des micro-défauts d’adhérence propres aux papiers non couchés. En revanche coupe, découpe à la forme, rainage, pliage et collage donnent d’excellents résultats.
Existe-t-il des enveloppes assorties ?
Oui, des enveloppes coordonnées sont disponibles en stock. La gamme comprend également une teinte ivoire, référencée séparément sous le nom Avorio.
Y a-t-il un minimum de commande ?
Non. Luxe Packaging accepte les petites séries et les pièces uniques, prototypage compris, sans minimum de commande.
Écosystème Luxe Packaging
- → Dorure à chaud packaging luxe — HUB cluster dorure
- → Papier Tintoretto — le feutré bouffant, exactement l’inverse de ce lisse
- → X-Per — l’autre non couché premium, au toucher velouté
- → Old Mill — le feutré non couché en 3 blancs
- → Cotone 100 — le 100 % coton pour dorure et gaufrage
- → Boîte cloche — l’écrin qui reçoit ces pièces
Ressources externes
- → FSC France — les trois labels FSC et ce qu’ils garantissent
- → ADEME — guide écoconception des emballages
Luxe Packaging — fabricant français. Prototype en 5 jours ouvrés, sans minimum de commande. Un interlocuteur unique de A à Z, fabrication dans notre atelier français.
Luxe Packaging — Fabricant français
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